La success story de la saga familiale Adidas-Puma
Nadine Sayegh-Paris
En 1920, Adolf Dassler (Adi) et son frère Rudolf (Rudi) reprennent l’entreprise familiale spécialisée dans le commerce de la pantoufle. Ils réalisent les premières chaussures de sport à partir de surplus de cuir de l’armée allemande. Et la société « Gebrüder Dassler OHG » est née en 1924 et leurs chaussures de sport font leur entrée aux Jeux Olympiques En 1928.
Plus les carnets de commandes se remplissaient, plus l’entente entre les deux frères se détériorait. Personnalités incompatibles, conflits familiaux et divergences d’opinions à propos du IIIe Reich… Les frères Dassler décident de se séparer. Après 20 années de collaboration, Adi conserve la partie technique et Rudi la partie commerciale.
Adidas voit le jour en 1949, il s’agit de la contraction des initiales Adolf (Adi) et de Dassler (das). Mondialement connue aujourd’hui sous le nom de « la marque au 3 bandes ». En 1960, Horst, le fils de Adolf arrive à la tête de l’entreprise. Il crée à la fin des années 70, la marque Arena spécialisée dans la natation. Après son décès à la fin des années 80, la société connaît de grandes difficultés financières et elle est vendue à l’homme d’affaires Bernard Tapie qui entreprend un grand plan de redressement en relookant la marque. La société est ensuite revendue à Robert-Louis Dreyfus qui poursuit le travail entrepris par son prédécesseur. Introduit en bourse en 1998, aujourd’hui Adidas compte dans les 10 marques les plus connues au monde. Quid de Puma ?
Après leur brouille, Rudolf crée sa propre entreprise en septembre 1948. Dans un premier temps, il souhaitait l’appeler « RUDA » contraction de Rudi (RU) et de Dassler (DA), tout comme l’avait fait son frère avec Adidas. Appellation peu élégante, il internationalise son entreprise sous le nom de PUMA, dont l’image de marque remporte rapidement l’adhésion et le soutien de nombreux sportifs comme Pelé, Maradona, Griezmann…. Et devient en 2003 le sponsor officiel de la Squadra (l’équipe nationale d’Italie).
Alors, si les frères rivaux ne faisaient que se défier tout au long de leur histoire, leur combat, lui, n’a jamais cessé. Procès, défiances, lutte commerciale…. Car les numéros deux et trois de l’équipement sportif ont fort ancré dans la culture de leur progéniture et de leur entreprise cette rivalité !
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