بالأجنبي

Mais quelle odeur portent-ils nos bons vieux livres ?

Mais quelle odeur portent-ils nos bons vieux livres ?

Nadine Sayegh-Paris

Au grenier, sur les étagères, dans les rues ou au recyclage, les livres ne finissent pas de nous surprendre.  Et dire qu’en 2010, Google Books recensaient déjà près de 130 millions de titres de livres différents dans le monde !

Ils ont un parfum de rêve, d’imaginaire, de frissons, d’histoires vraies, de pages tournées et retournées par des dizaines de mains. Mais d’où vient cette senteur si propre aux livres, aux pages jaunies et aux couvertures usées ? Une odeur reconnaissable entre toutes. Mélange de mots littéraires et d’ingrédients chimiques !

Le livre, une histoire dans l’histoire

L’histoire du livre est celle d’une suite d’innovations technologiques, commerciales et esthétiques qui ont permis d’améliorer la transmission des idées, l’accès à l’information et surtout la conservation des textes. Les tablettes d’argile utilisées en Mésopotamie au III millénaire av. JC étaient le fil conducteur pour une grande diffusion du support livresque. À Ninive, 22 000 tablettes ont été retrouvées, datant du VII siècle av JC. et c’est la bibliothèque des rois d’Assyrie qui disposaient d’ateliers de copistes et de lieux de conservation.

Comme ces tablettes, d’autres matériaux étaient aussi exploités pour l’écriture : les pinceaux sur la soie de Chine, les feuilles de palmier séchées d’Inde ou les rouleaux de papyrus qui étaient les principaux supports de l’Antiquité, en Egypte, en Grèce et à Rome. Cependant, le besoin de pérennité et l’importance de retranscrire les valeurs humaines poussaient encore, vers d’autres moyens plus pratiques comme le parchemin qui s’est mis à remplacer progressivement le papyrus. Ce n’est qu’au XIV siècle que se diffuse finalement en Europe l’utilisation du papier, un support venu de Chine par l’intermédiaire de la culture arabe. De ce fait, le livre n’est plus considéré comme un objet unique, il est écrit, reproduit et transmis à la demande. Mais que devient-il au cours de l’âge ?Une odeur de mort !

Avec le temps, l’encre et le papier se décomposent sous l’effet de la chaleur, de la lumière, et surtout du temps qui passe !  Cette petite moisissure, invisible à l’œil nu, relâche des composants organiques qui créent cet ‘arôme’ particulier, propre aux livres. En analysant ces composants organiques, les scientifiques peuvent ainsi retracer le parcours du livre, voir s’il a été en contact avec de l’eau, de la fumée, ou d’un certain environnement. Bref. Ils sont capables de retrouver son ADN à la manière d’une carte d’identité. Une vraie histoire dans l’histoire qui tend à disparaitre aujourd’hui avec la généralisation du numérique et du multimédia !

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