Nadine Sayegh-Paris
Chanel, maison emblématique, marque incontestable, chic incontournable, et pourtant, un nom qui en cache bien des secrets.
Il y a plus de 100 ans, Gabrielle Chanel ouvre sa première boutique à Deauville. Avec son aspect masculin et son goût pour la matière « pauvre » en noir et blanc, elle a su révolutionner la mode.
Mais pour comprendre les origines de ce style éternel et les codes de la maison Chanel, il faudrait remonter à la source, aller jusqu’à l’orphelinat de l’abbaye d’Aubazine, en Corrèze, où elle a passé sept ans de sa vie.
Le grand public admire Gabrielle Chanel l’aventurière, la modiste, l’amie de Picasso, de Dalí, de Stravinski, la maîtresse de Boy Capel, du duc de Westminster, de Hans Gunther von Dinklage, la femme de l’empire Chanel, mais ignore tout de la gamine marquée par les blessures de la vie, les angoisses et l’abandon.
Mars 1895, Gabrielle Chanel, petite fille de 11 ans, est conduite avec ses sœurs, Julia et Antoinette, vers leur nouvelle vie. « A 11 ans, on m’a tout arraché ! Et je suis morte. J’ai fait de la couture par hasard », dit-elle à l’écrivain Paul Morand. « Mon style est né de l’observation de figures, de modèles, de choses aimées, digérées, intégrées » , puis transcrites dans son propre langage .
Car tout dans cette abbatiale est source d’inspiration. Entre innovation et modernité, entre parfums et vêtements, Chanel a su garder son aspect tradionnel.
Des vitraux qui sont à l’origine du célèbre logo de la maison. Dans le couloir qui mène à l’église et à la chapelle, on peut distinguer un oculus, immense, décoré de motifs géométriques qui s’entrelacent, d’où les fameux 2 «C » de Chanel.
Un encadrement de fenêtre peint en noir qui inspirera l’étui de son premier parfum No 5.
Ah ce chiffre 5 fétiche qui l’accompagnera jusqu’à la mort !
Du sol orné de magnifiques mosaïques de pierre, représentant une lune, un soleil, une croix de Malte, des triangles et des ronds, Gabrielle sera attirée par ces étoiles à cinq branches qui lui donneront le nom de son premier parfum.
5 est aussi le nombre de lions de marbre qui veillent sur sa tombe dans le cimetière de Lausanne où elle repose.
D’ailleurs, ce même sol sera à l’origine de la ‘Broche Comète’ et de l’exposition ‘Bijoux de Diamants’ de 1932.
Et l’esprit vagabonde ! C’est comme si Gabrielle Chanel avait voulu enjoliver ces éléments marquants de son enfance orpheline en les rendant précieux et de grande renommée.
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