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Le permis de conduire, un centenaire en désuétude ?

Le permis de conduire, un centenaire en désuétude ?

Nadine Sayegh-Paris

Cher, fort difficile et pourtant…. A peine les 18 ans révolus, on s’acharne à l’avoir! Le permis de conduire qui vient de fêter ses 100 ans coûte en moyenne 1804 euros. Et pas sûr de l’avoir du 1er coup, car dans beaucoup de pays, l’obtention d’un permis de conduire est tout sauf facile, notamment en Finlande, Singapour, Japon, Arabie Saoudite ou en Allemagne. Alors, qu’en est-il de son avenir ?

Le permis a une peau neuve !

Son lointain ancêtre est un édit royal du XIIe siècle obligeant les conducteurs de chariots tirés par des chevaux à être âgés d’au moins 12 ans. Au milieu du XIXe siècle, les voitures mécaniques (à vapeur ou électriques) sont encore relativement rares. Certes, il n’y avait pas de permis, en revanche, il fallait une autorisation pour se déplacer. Le 14 août 1893, alors qu’il y a 1 700 véhicules à moteur en France, le préfet Louis Lépine instaure l’obligation d’un certificat de capacité pour y circuler. Titre délivré seulement aux hommes à partir de 21 ans après un examen bien ‘léger’ : savoir démarrer, tourner et s’arrêter.

En 1913, alors que l’État du New Jersey introduit le premier examen obligatoire pour l’obtention du permis de conduire pour tout conducteur, les premières auto-écoles apparaissent en France mais seulement pour les conducteurs de l’armée. Ce n’est qu’en 1922 que Le certificat de capacite est remplacé par le permis de conduire pour un âge règlementaire de 18 ans.

Celle qui se distinguera sera la pionnière Simone Louise de Pinet de Borde des Forest. Automobiliste passionnée, née en 1910, entraînée à conduire dès l’âge de 12 ans, elle sera l’une des premières femmes à avoir décrochée son permis à 19 ans.

Au fil des jours, les mentalités évoluent, le permis et la voiture aussi !

En 2013, le permis de conduire français au couleur malabar rafraichit finalement sa peau et se voit réduit à la taille d’une carte de crédit, contenant toutes les informations dans une puce électronique. Et la voiture se voit conduire sans permis !

Quand les VSP prennent le devant !

En 1975, inspirées des tricycles d’antan équipés d’un moteur, les voitures sans permis VSP sont créées par l’entreprise française Arola. Ces ‘voiturettes’, ‘microvoitures’ ou ‘voitures-œuf’ sont des véhicules carrossés à moteur, ne dépassant les 100-130 km/h mais nécessitant quand même un brevet de sécurité routière pour les utiliser.

Aujourd’hui, elles représentent un marché en pleine croissance. Cependant, bien que modernisées, confortables et belles, les VSP ont encore beaucoup d’efforts à faire au niveau de la sécurité, comme l’attestent les derniers accidents survenus à ce niveau.

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